Césars 2020 : Retour sur les films qui ont marqué l’année cinéma (Les Misérables, Portrait de la Jeune fille en feu, Hors Normes…)

Plus que jamais contestée, l’Académie des Césars va remettre pour la 45e fois ses statuettes aux meilleurs films francophones de l’année écoulée. Au-delà des nombreuses critiques dont la cérémonie fait l’objet ces dernières semaines, il ne faut pas pour autant omettre que 2019 a été un très bon cru pour le cinéma français. La rédaction de CUBE revient pour vous sur les longs-métrages nommés et livre ses pronostics.

Une polémique sur les 12 nominations du dernier film de Roman Polanski, une tribune de 200 personnalités du monde du cinéma qui dénoncent le manque de diversité aux Césars, une démission de l’Académie… Ces dernières semaines, l’actualité et les nombreux débats autour de la 45e cérémonie des Césars ont laissé en retrait ce qui est pourtant au centre de la soirée : le cinéma. Vendredi soir, au théâtre du Châtelet à Paris, une quarantaine de long-métrages seront pourtant bien nommés pour rappeler la richesse du cinéma français durant l’année passée. Nous vous proposons donc de retrouver ci-dessous, par ordre alphabétique, une douzaine de critiques des films les plus marquants de l’année écoulée, ainsi que nos pronostics pour la cérémonie.

Chambre 212

Tourné comme un quasi huis clos, le nouveau film de Christophe Honoré (Plaire, aimer et courir vite ; Les Biens-Aimés…) conte le quotidien d’un couple au bord de la rupture. Entre Maria (Chiara Mastroianni) et son mari Richard (Benjamin Biolay), rien ne va plus. La brillante universitaire trompe même son époux avec certains de ses étudiants. Après une dispute à ce sujet, elle quitte le domicile conjugal pour s’installer dans un hôtel, dont la chambre donne vue sur son ancien appartement. Le long-métrage tourne en fait autour de l’introspection de l’héroïne et des conséquences de sa future décision – doit-elle rompre ? – sur la vie de chacun. Le film n’a beau durer qu’une heure trente, on s’ennuie rapidement devant cette comédie à l’ambiance douce/amère, qui cherche continuellement l’équilibre entre rires (à peine des sourires ici en l’occurrence) et instants plus larmoyants. Certes, les décors et les costumes sont réussis et la photographie est particulièrement travaillée, mais on ne croit véritablement jamais au mélo de sentiments désordonnés proposé par Chambre 212. T.A.

Grâce à Dieu

Avec un propos toujours d’actualité, Grâce à Dieu (dont CUBE a déjà parlé plus en détail), réalisé par l’expérimenté François Ozon, fait le récit du scandale de pédophilie qui a entouré le diocèse de Lyon ces dernières années. Le film témoigne d’abord des accusations de viols et d’agressions sexuelles du père Preynat sur des enfants, entre les années 70 et 90. Mais il met aussi en lumière le silence sourd des autorités catholiques, à commencer par le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, au courant depuis longtemps des agissements criminels du prêtre. C’est donc bien ce système opaque qui est en premier lieu dénoncé par les nombreuses victimes à l’écran. Ozon ne choisit donc pas d’axer son film avec un seul personnage principal, mais bien de démontrer la pluralité des profils touchés, avec trois hommes aux existences tout à fait opposées. Le long-métrage est bien servi par une technique pointilleuse : la photographie sublime, le cadrage précis et le montage fluide rendent accessibles au plus grand nombre ce drame qui traite d’un sujet douloureux. Toutefois, si le film est globalement réussi, on peut lui reprocher (ou au contraire louer) son ambiguïté finale. Tout comme le jeu d’acteurs un peu inégal, entre les personnages de Melvil Poupaud et Josiane Balasko sans véritable relief, à l’opposé de Denis Ménochet et Swann Arlaud, tous deux brillants. T.A.

J’accuse!

La fresque historique autour de l’Affaire Dreyfus a plus fait parler d’elle pour les accusations de viols de la part de son réalisateur, Roman Polanski, que pour le contenu réel du film. Boycotter le film ou non : tel est le débat qui a agité le monde du cinéma début novembre, à la sortie du long-métrage. Une polémique qui a resurgi après les 12 nominations de J’accuse! aux Césars, dont meilleur réalisateur pour Polanski, ce qui en est fait le film le plus nommé de la soirée. Toujours est-il qu’à l’écran, le résultat est, au-delà de tout débat extérieur au film, plutôt réussi sur le plan esthétique. Si le rythme se veut assez lent et rend parfois le film quelque peu poussif, chaque scène a toutefois parfaitement sa place dans le déploiement de l’intrigue. On retiendra surtout la justesse des scènes de procès, tout comme la qualité des décors et des costumes. Enfin, le film est bien servi par Jean Dujardin et Emmanuelle Seigner, parfaits dans leurs rôles ; moins par Louis Garrel, peu crédible en Dreyfus. Néanmoins, le tout reste assez plat émotionnellement, jusqu’à donner au spectateur le sentiment de ne pas avoir été totalement happé par un scénario qui traîne en longueur. T.A.

Jeanne

Sorti dans les salles françaises, le film Jeanne réalisé par Bruno Dumont est la suite de Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc. Ces deux volets adaptés d’une pièce de Charles Péguy heurtent le spectateur tant par leurs dialogues que par la composition des scènes avec des plans très stables et monotones. Retraçant les dernières batailles de la ‘’pucelle d’Orléans’’ ainsi que sa capture puis son procès peu équitable, ce long-métrage de plus de deux heures traite d’un passage méconnu de l’histoire de France. L’histoire de Jeanne d’Arc contée à travers de film permet au public de comprendre le contexte dans lequel elle a été jugée. Nommé dans la catégorie « meilleurs costumes » de la cérémonie des Césars 2020, Jeanne a également retenu l’attention du jury du Festival de Cannes 2019 qui lui a donc décerné la mention spéciale « Un certain regard ». Tourné en partie dans la cathédrale d’Amiens, ce film n’offre que peu de décors différents au cours des quelques scènes très pesantes, longues et lentes. Le rythme des dialogues soulignent l’intensité des moments vécus par l’héroïne, c’est ensuite la bande originale composée par Christophe qui vient bousculer encore une fois de plus le spectateur avec des paroles et un style tous des très particuliers. En bref, un film à voir mais peut-être pas à revoir. R.E.

Hors Normes

Après Intouchables, Samba ou plus récemment Le Sens de la fête, le duo Olivier Nakache/Eric Toledano propose cette fois-ci pour leur 7e long-métrage de suivre le quotidien de Bruno (Vincent Cassel) et Malik (Reda Kateb), responsables de deux associations qui prennent en charge les enfants autistes, en dehors du système médical. Certains de ces malades sont par ailleurs encadrés par des jeunes issus de quartiers difficiles, auxquels ces deux structures donnent une chance de trouver du travail. Sans nul doute, le scénario fonctionne, à la fois humain et réaliste. Le casting est formidable, aussi bien au niveau des enfants que des rôles principaux. Vincent Cassel et Reda Kateb excellent dans des personnages qui leur semblent taillés sur mesure, sans oublier Hélène Vincent, parfaite en mère désemparée. Mais Hors Normes déroute aussi : peut-être est-ce parce qu’on a rarement vu Nakache et Toledano traiter d’un sujet aussi douloureux que le film perd parfois le spectateur de par son récit, qui oscille en effet perpétuellement entre comique de situation et dureté du propos. Il n’en reste pas moins qu’en dépit d’une mise en scène très classique et d’un message parfois brouillon, Hors Normes reste une oeuvre touchante, agréable malgré ses défauts. T.A.

La Vie Scolaire

A quoi ressemble la première année d’exercice d’une jeune CPE dans un lycée compliqué ? C’est de cette interrogation que Grand Corps Malade est parti pour signer avec Mehdi Idir son deuxième long-métrage, après le très réussi Patients en 2016. Par le regard de cette responsable éducative, Samia Zibra (incarnée par Zita Hanrot), les deux réalisateurs décortiquent tous les maux de l’Education Nationale, entre profs débordés, élèves dévalorisés et manque de moyens. L’intrigue va aussi s’arrêter sur le destin d’un jeune, Yanis, aux capacités intellectuelles brillantes mais qui ne parvient pas à les corréler avec l’obtention de bons résultats. On découvre rapidement que derrière l’histoire de Yanis, et de celle de beaucoup d’autres, se cache en fait un réel manque de considération de l’Etat. Un manque de confiance des habitants de ces quartiers difficiles, certes, mais aussi un certain abandon pour ceux qui essaient faire bouger les choses, à l’instar du corps enseignant dans le film. C’est face à ce sentiment d’impuissance qu’expose parfaitement La Vie Scolaire que la comédie sociale est réussie. On lui pardonnera même ses quelques longueurs tant une comédie française avait rarement fait autant réfléchir. T.A.

Le Chant du loup

Premier film d’Antonin Baudry, ancien haut fonctionnaire, Le Chant du Loup immerge le spectateur dans un univers méconnu du grand public : celui des sous-marins. A travers le quotidien à bord des membres de l’équipage du Titane, sous-marin nucléaire d’attaque de la Marine Nationale, le récit se focalise sur « Chaussette » (François Civil), « l’oreille d’or » du navire. Son rôle consiste à déduire des bruits qu’il entend sous l’eau de potentiels risques pour le sous-marin. Alors que peu à peu, le film se mue du long-métrage d’auteur aux scènes d’action ébouriffantes à un véritable thriller politique et psychologique, on plonge rapidement avec les personnages dans l’univers étriqué des fonds marins. Véritable ovni dans le paysage cinématographique français, le long-métrage surprend aussi par son impressionnant travail du son, essentiel à l’intrigue. Bien servi par des seconds rôles qui tiennent le cap (Omar Sy, Reda Kateb, Matthieu Kassovitz) et par un François Civil brillant, Le Chant du Loup réussit audacieusement à faire de ce film de sous-marin bien plus qu’un récit d’action. T.A.

Les Hirondelles de Kaboul

1998, Kaboul. Atiq et Mussarat forment un couple distant et hanté par la dernière guerre contre l’URSS. Mohsen et Zunaira sont jeunes, amoureux et rêvent de liberté. Mais l’Afghanistan est occupée par les talibans, qui y font régner la terreur. Mohsen et Zunaira ne supportent pas de vivre sous le joug de leurs règles autoritaires. Jusqu’au jour où Mohsen commet un geste irrationnel que Zunaira ne peut supporter. Son acte va bouleverser leur couple, et lier leur histoire à celle d’Atiq et Mussarat. L’intrigue de ce dessin animé frappe avant tout par sa dureté. Le film oscille entre violence et sensibilité, avec d’un côté les sévices des talibans, et de l’autre des scènes émouvantes où l’espoir s’impose. Les images aux tons pastels participent à apporter une touche de douceur au sort subi par Zunaira et Mohsen. Cependant, le spectateur ne sait pas vraiment jusqu’où va l’emmener l’intrigue pendant une grande partie du film. Ce sentiment peut dérouter, mais laisse également de larges possibilités de dénouement. C.C.

Les Misérables

Des scènes de cohésion, de fraternité : le film de Ladj Ly s’ouvre sur le Mondial 2018, comme pour marquer dès les premières minutes un contraste avec les scènes de déchirement social qui vont suivre. Les Misérables nous amène dans le bloc d’immeubles de la cité des Bosquets, à Montfermeil. On suit une brigade de 3 flics : 2 habitués de la brigade anti-criminalité, Chris et Gwada, (Alexis Manenti et Djebril Zonga) vont accueillir dans leur équipe un agent fraîchement débarqué de Cherbourg (Damien Bonnard). La première partie du film nous dresse de façon quasi littéraire le tableau d’une banlieue ; parfois de façon un peu caricaturale, si on devait trouver un bémol à ce long-métrage ; pour nous amener progressivement vers l’intrigue qui va littéralement embraser la cité. Le vol d’un lionceau de cirque par un gamin de la banlieue va mener à une bavure policière ; celle de trop. Une montée en tension progressive mais haletante va nous mener à la scène finale, d’une violence symbolique inouïe. Le travail de Ladj Ly, venu du documentaire, est loin d’être de la fiction. Lui-même se qualifie de « patriote » et pousse un véritable cri d’alarme au nom de tous ceux qui font la banlieue. Un film social donc, mais aussi et surtout politique. En dénonçant le mauvais travail des « cultivateurs » dans les termes de Victor Hugo, il appelle par une brutalité nécessaire à la réaction des gouvernants qui, malgré des plans d’actions à foison, n’ont pas enrayé une situation qui a trop duré. Une réalisation maîtrisée, des jeux d’acteurs réussis, un scénario percutant… On est obligé de ressortir de la salle obscure en étant concerné par le sujet. Les Misérables est une des sensations de cette sélection, et mériterait de remporter des distinctions vendredi prochain. E.C.

Papicha

Alger aux premiers jours de la guerre civile. C’est le décor qu’a choisit Mounia Meddour pour son premier long métrage aux allures autobiographiques, Papicha. Ce film suit le quotidien de Nedjma, une jeune étudiante de 18 ans. Celle-ci a un rêve fou : devenir styliste. La nuit, elle se faufile hors de sa cité universitaire pour aller en boîte et vendre ses créations aux papichas (jolies filles coquettes). La situation socio-politique algérienne se dégrade au fil des jours et la violence de la guerre civile explose. L’assassinat de sa sœur résonne comme un électrochoc pour Nedjma, elle va commencer à refuser le rôle de pantin impuissant et tenter de retrouver ses libertés. Avec l’aide de ses amies, elle décide d’organiser un défilé de mode bravant ainsi les interdits et le carcan religieux. Ce film résonne comme un cri du cœur dans un monde où l’émancipation de la femme est au centre de l’actualité. Bien que l’interprétation de Lyna Khoudri (Nedjma) fasse l’unanimité, la critique se divise sur la forme du long métrage. On peut en effet relever quelque maladresses comme le trop grand nombre de plan serrés ainsi que des mouvements de caméra trop saccadés et rapides. Certains relèvent aussi les nombreux partis-pris et la place importante du sentimental. Cependant le pétillant « Papicha » semble nécessaire pour notre société et dérangeant pour le gouvernement algérien puisque celui-ci a annulé l’avant-première fin septembre. E.L.-L.

Portrait de la jeune fille en feu

Fin XVIIIème, sur les côtes d’une île bretonne aux décors majestueux. Marianne (Noémie Merlant), une jeune artiste, a pour mission de peindre Héloïse (Adèle Haenel), qui à la suite de ses années passées au couvent n’est pas enthousiaste à l’idée de se marier. Ce portrait va donc devoir être réalisé en secret, car la future épouse refuse de poser. Cette relation, qui se fonde sur un mensonge, va progressivement tourner à la passion, avec des regards, des silences qui veulent rien et tout dire. Dans Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma supprime tous les dialogues futiles pour laisser place à la poésie des intentions. Au départ, on peut avoir du mal à s’adapter à la cadence lente du film. Mais face à la beauté des costumes, aux suggestions auxquelles nous mènent les paysages, on plonge petit à petit dans un tableau à la sensibilité remarquable. Le travail incroyable des lumières nous donne l’impression de contempler une oeuvre d’art. On en vient à regarder le film comme Marianne regarde Héloïse : avec une attention dotée d’une constante surprise. Malgré le huis clos on ne s’ennuie pas grâce à l’introduction intelligente d’un personnage tiers, la servante Sophie (Luàna Bajrami), qui permet de ponctuer le face à face des deux protagonistes. Si l’action se déroule dans une époque dotée de nombreux préjugés, on assiste à une romance moderne dans ce film mené de bout en bout par des femmes. Ainsi, dans une sensualité décomplexée, Céline Sciamma signe une véritable ode à la féminité. E.C.

NOS PRONOSTICS (nos favoris en gras)

Meilleur film : Portrait de la jeune fille en feu ; Les Misérables ; La Belle Epoque ; Roubaix, une lumière ; J’accuse! ; Hors Normes ; Grâce à Dieu

Meilleur réalisateur : François Ozon (Grâce à Dieu) ; Roman Polanski (J’Accuse!) ; Olivier Nakache & Eric Toledano (Hors Normes) ; Céline Sciamma (Portrait de la jeune fille en feu) ; Ladj Ly (Les Misérables) ; Nicolas Bedos (La Belle Epoque) ; Arnaud Desplechin (Roubaix, une lumière)

Meilleure actrice : Anaïs Demoustier (Alice et le maire) ; Eva Green (Proxima) ; Adèle Haenel (Portrait de la jeune fille en feu) ; Chiara Mastroianni (Chambre 212) ; Noémie Merlant (Portrait de la jeune fille en feu) ; Doria Tillier (La Belle Epoque) ; Karin Viard (Chanson Douce)

Meilleur acteur : Daniel Auteuil (La Belle Epoque) ; Damien Bonnard (Les Misérables) ; Vincent Cassel (Hors Normes) ; Jean Dujardin (J’accuse!) ; Reda Kateb (Hors Normes) ; Melvil Poupaud (Grâce à Dieu) ; Roschdy Zem (Roubaix, une lumière)

Meilleure actrice dans un second rôle : Fanny Ardant (La Belle Epoque) ; Josiane Balasko (Grâce à Dieu) ; Laure Calamy (Seules les Bêtes) ; Sara Forestier (Roubaix, une lumière) ; Hélène Vincent (Hors Normes)

Meilleur acteur dans un second rôle : Grégory Gadebois (J’accuse!) ; Swann Arlaud (Grâce à Dieu) ; Louis Garrel (J’accuse!) ; Benjamin Lavernhe (Mon inconnue) ; Denis Ménochet (Grâce à Dieu)

Espoir féminin : Luana Bajrami (Portrait de la jeune fille en feu) ; Céleste Brunnquell (Les Eblouis) ; Lyna Khoudri (Papicha) ; Nina Meurisse (Camille) ; Mama Sané (Atlantique)

Espoir masculin : Anthony Bajon (Au nom de la Terre) ; Benjamin Lesueur (Hors Normes) ; Alexis Manenti (Les Misérables) ; Djebril Zonga (Les Misérables) ; Liam Pierron (La Vie Scolaire)

Meilleur premier film : Atlantique ; Au nom de la Terre ; Les Misérables ; Le Chant du Loup ; Papicha

Meilleur film étranger : Dolor y Gloria ; Joker ; Le Jeune Ahmed ; Lola vers la mer ; Parasite ; Once Upon a Time… in Hollywood

Meilleur film d’animation : La fameuse invasion des ours en Sicile ; J’ai perdu mon corps ; Les Hirondelles de Kaboul

Meilleur scénario original : Grâce à Dieu ; La Belle Epoque ; Hors Normes ; Les Misérables ; Portrait de la jeune fille en feu

Meilleure adaptation : Adults in the room ; J’accuse! ; J’ai perdu mon corps ; Roubaix, une lumière ; Seules les bêtes

Meilleure photographie : La Belle Epoque ; J’accuse! ; Les Misérables ; Portrait de la jeune fille en feu ; Roubaix, une lumière

Meilleure musique originale : J’accuse! ; Atlantique ; J’ai perdu mon corps ; Les Misérables ; Roubaix, une lumière

Meilleurs costumes : La Belle Epoque ; Edmond ; J’accuse! ; Jeanne ; Portrait de la jeune fille en feu

Meilleurs décors : La Belle Epoque ; Le Chant du Loup ; Edmond ; J’accuse! ; Portrait de la jeune fille en feu

Meilleur montage : Grâce à Dieu ; La Belle Epoque ; Hors Normes ; J’accuse! ; Les Misérables

Meilleur son : La Belle Epoque ; J’accuse! ; Portrait de la jeune fille en feu ; Le Chant du Loup ; Les Misérables

THEODORE AZOUZE, EMMA CHALLAT, CELIE CHAMOUX, REMI ENFON & ELISA LENGLART-LECONTE

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