Médecine, la filière de l’excellence ?

Très réputées, les études de médecine restent aujourd’hui largement envisagées par les futurs bacheliers. Mais ce prestige coûte cher : une charge de travail conséquente et de lourds sacrifices sont souvent nécessaires pour réussir. Retour sur l’un des cursus les plus sélectifs de l’enseignement supérieur.

Un cursus populaire

Souvent décriées de par la charge de travail imposée, du taux d’échec lors de la fameuse première année et des suicides qui témoignent de la pression ressentie par les étudiants, les études de médecines demeurent néanmoins assez mystérieuses. Du fait de leur place atypique dans le monde de l’enseignement supérieur, elles bénéficient d’une assez forte couverture médiatique : que ce soit avec les récentes mobilisations étudiantes, dans les médias ou encore au cinéma.

Le succès en 2018 du film Première Année, de Thomas Lilti, montre un véritable intérêt du grand public pour ces études si particulières.

Cet intérêt du grand public vient notamment de la Paces (Première Année Commune des Études de Santé), véritable concours d’entrée dans l’univers du médical à l’issue duquel moins de 20 % des étudiants intègrent la filière de médecine. L’échec n’est néanmoins pas systématique, une bonne part des 80 % intégrant une des autres filières de santé proposée. Demandant énormément d’investissement : source de joie, de stress, voir même de dépression, ce concours a acquis une certaine aura dans l’imaginaire collectif français.

Comment se déroulent les études de médecine ?

Les études de médecine sont découpées en 3 cycles :

– Le premier cycle (Diplôme de Formation Générale en Science Médicale), divisé en trois années principalement axées sur la théorie : tous les domaines de la médecine sont abordés de manière générale. Quelques stages d’observation ponctuent le cycle.

– Le deuxième cycle (Diplôme de Formation Appliquée en Science Médicale), où les étudiants revoient le même programme mais d’une façon beaucoup plus approfondie pendant trois ans, dans le but de préparer les Épreuves Classantes Nationales (ECN) à la fin de la 6e année. Beaucoup de stages pratiques ponctuent ce cycle, les étudiants sont désormais payés pour leur travail à l’hôpital : ils ne sont plus observateurs mais « apprenants », ils doivent acquérir un panel de compétences sur le terrain qui seront évalués au cours de l’ECN.

– Le troisième cycle, l’internat, est le plus long (généralement 4 ou 5 ans) du fait de la spécialisation des étudiants, qui travaillent désormais à temps plein à l’hôpital, quelques formations viennent compléter leur cursus. Ils ne sont plus apprenants mais médecins : ils prescrivent, auscultent, opèrent, etc. A l’issue de l’internat, les étudiants soutiennent une thèse qui, une fois validée, fait d’eux des docteurs en médecine, inscrits à l’Ordre des médecins.

Source : remède.org

L’ECN est un concours national ayant lieu à l’issue du deuxième cycle (6e année). Il s’agit d’un QCM portant sur tous les domaines de la médecine. Les épreuves, étalées un mois, sont informatisées de manière à ce que chaque étudiant de France puisse les passer en même temps. A l’issue du concours, les quelques 8000 étudiants en médecine de France sont classés en fonction de leurs résultats et peuvent choisir leur spécialité en fonction de leur classement. Les spécialités les plus sélectives, comme neurologie par exemple, sont très prisées par les premiers du classement, d’où l’intérêt de réussir le concours.

Le choix de la spécialité est très important pour l’avenir professionnel des futurs médecins, le lieu de leur internat étant assez souvent le lieu où ils vont exercer la majeure partie de leur carrière. Les modalités de l’ECN vont être modifiées dans les prochaines années, une réforme qui impactera les futurs étudiants de second cycle.

Double portrait

CUBE a pu s’entretenir avec Léa et Hugo, deux étudiants de 2e année à la faculté de médecine de Tours. C’est avec enthousiasme qu’ils ont accepté de revenir sur leur parcours, leurs difficultés et leur formation actuelle et future.

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Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

L : Je m’appelle Léa, j’ai 20 ans, j’ai fais 2 ans de Paces et maintenant je suis en 2e année de médecine. J’ai suivi un cursus général avec un bac S.

H : Je m’appelle Hugo, je suis en 2e année de médecine à Tours, j’ai passé la première année à l’issue d’un redoublement comme ça arrive régulièrement mais moins souvent qu’on le croit. J’ai suivi un bac scientifique avant d’aller en Paces.

Si la filière est en théorie ouverte à tous, elle suppose d’avoir les connaissances que donnent un bac scientifique, à savoir de solides bases en physique-chimie, en mathématiques et surtout en biologie. Ainsi en 2014, 90 % des étudiants en Paces étaient des bacheliers scientifiques. De plus la mention obtenue au bac peut également être un indicateur, en 2014 les détenteur d’un baccalauréat scientifique mention bien ou très bien totalisaient respectivement 50,20 % et 77,70 % de réussite. (Chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, juillet 2015)

La médecine apparaissait-elle comme un choix évident après le bac ?

H : Au lycée j’ai commencé à me renseigner sur cette filière tout en considérant que mon niveau ne serait pas suffisant, au moment des orientations post-bac je me suis dit « autant essayer, on verra bien » : j’ai essayé, j’ai persévéré et j’ai réussi. […] Ce qui m’a attiré dans ces études, c’est à la fois l’aspect scientifique et l’aspect humain, rendre service aux autres. Tout le monde est confronté au personnel médical, les médecins ont un panel très riche de personnes qui viennent les voir, c’est très enrichissant en terme humain et en terme scientifique.

La faculté de Médecine de Tours, où étudient Léa et Hugo. (Photographie : France 3 Régions)

Y-a-t-il une réticence de la part des proches ou du personnel du lycée ?

L : Ma famille m’a tout de suite encouragée mais au lycée je n’étais pas non plus une élève avec 19 de moyenne. En terminale on pouvait envoyer son dossier scolaire à la fac, qui donnait un avis uniquement consultatif : j’avais eu un avis favorable du conseil de classe mais la fac avait trouvé mon dossier un peu juste, on ne m’avait pas spécialement dit « c’est bon tout roule, venez chez nous ».

H : A l’issue du dernier conseil de classe les professeurs de sciences avaient essayé de me dissuader de faire Paces, il m’avaient dit « c’est pas pour toi, t’y arrivera pas ».

La Paces : une année difficile

Pouvez-vous expliquer en quelques mots en quoi consiste la Paces ?

L : C’est une année très intense divisée en 2 semestres avec des matières théoriques où il faut apprendre le plus de détails possible. On est évalué avec des QCM qui portent sur des choses très précises. On est soutenus donc on sait où on va mais il y a aussi beaucoup de travail personnel à fournir de notre côté.

H : La Paces nous forme à un concours scindé en deux parties : la première en décembre et la seconde en mai, à chaque fois à l’issue d’un semestre de cours. Chaque semestre a ses matières respectives, à Tours on est 1500-1600 par promo et à l’issue de cela le concours sélectionne les 255 premiers, qui peuvent prétendre aller en médecine.

NDLR : Mise en place en 2010 par Valérie Pécresse, la première année commune des études de santé avait pour but de limiter le « gâchis humain » que représentaient les concours des études de médecine et de pharmacie, affichant jusqu’à 80 % de taux d’échec d’après l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. En regroupant ces différentes formations au sein d’une année commune, cela permettait en théorie de permettre aux étudiants n’ayant pas obtenu leur premier vœu de pouvoir quand même s’orienter vers d’autres formations. Cependant le taux d’admission en médecine reste autour de 20 %.

Comment organisiez vous votre travail ?

L : Le matin j’avais 4h de cours, je rentrais chez moi à 12h puis je révisais de 13h jusqu’à 20h. Je m’accordais 5-10 min de pause de temps en temps pour souffler un peu ou manger quelque-chose. Je reprenais vers 21h jusqu’à 22-23h, ça dépendait des jours.

H : C’était assez inconstant mais je dirais qu’en moyenne, en comptant les heures de cours du matin, je rentrais chez moi, je mangeais puis je travaillais jusqu’à 22h, sans pause en général, donc entre 7h et 10h de travail l’après-midi.

Les concours de première année demandent une grande organisation matérielle et humaine. (Photographie : France 3 Régions)

La Paces a la réputation d’être une année que l’on réussit en deux fois, pourquoi ?

L : Je suis un peu contre cette idée reçue, je pense que l’on peut l’avoir en une fois si on est stratégique sur les matières à réviser (en fonction des coefficients). Bien sûr la Paces est réputée pour être très sélective mais je ne pense pas qu’il faille partir avec cette idée là de base.

H : La transition lycée/Paces est très difficile, cela demande beaucoup de sérieux et de discipline. […] Le prof donne son cours et c’est à toi de gérer de ton côté, donc ça peut être difficile pour ceux qui n’ont pas l’habitude de se mettre au travail par eux-mêmes. Le concours sélectionne ceux qui arrivent au plus vite à faire la transition avec le lycée et à se mettre au travail dès le départ. Ensuite il y a la forte pression que certains ne supportent pas, même si ils auraient les capacités de passer du premier coup.

Quelle était l’ambiance au sein de la promotion ?

L : A Tours on a de la chance d’avoir un bonne ambiance au niveau des « carrés » (redoublants) et des « bizuths » (qui sortent du lycée), je n’ai jamais ressenti d’esprit de compétition ou de mauvaise ambiance : justement j’aimais bien être dans l’amphi du prof où sont tous les « carrés » pour entendre les animations, ça détend un peu l’atmosphère et ça permet de passer moins de temps sous pression.

« Je n’ai jamais ressenti d’esprit de compétition ou de mauvaise ambiance »

H : Je pense qu’elle est bien meilleure qu’elle a pu l’être avant mais ce n’est pas une ambiance relax, t’es pas là pour te faire des amis, t’es là pour travailler, c’est un concours. On ne se met pas non plus des bâtons dans les roues, ça ne se fait plus depuis un moment mais il ne faut pas s’attendre à se faire des potes. C’est pour ça qu’il est avantageux d’arriver en Paces avec des amis parce qu’on s’en crée rarement des nouveaux là-bas.

La deuxième année : renouveau de la vie étudiante

Comment a évolué l’ambiance au sein de la promotion ?

L: La réduction du nombre d’étudiants permet la formation d’un véritable esprit de promo, ce qui est très cool, ensuite l’entraide apparaît – si il n’y a pas non plus de compétition en Paces, on ne va pas aller donner nos cours aux autres – et avec tout ce qui est organisé pour rencontrer nos camarades on se crée plein d’affinités.

H : Drastiquement ! (rires) C’est vraiment le jour et la nuit. En deuxième année tu as l’occasion de connaître ta promo, chose que tu ne fais pas forcément en Paces. […] Ce n’est plus un concours donc tu te fais des amis.

Comment a évolué le rythme de travail ?

L : Le contenu est le même qu’en Paces au niveau du nombre d’heures de cours et de la charge de travail, sauf que le rythme et la pression sont tout autres : quand tu as du mal à travailler il est plus difficile de se forcer. Avec les partiels tu es obligé de te mettre un coup de pied : les deux dernières semaines avant les examens je me suis mise en mode Paces (rires). Mais ça n’a quand même rien à voir : un bon élève en P2 peut largement s’en sortir si il tient un rythme de 4h de travail par jour dès le début.

H : Disons qu’il devrait rester à peu près constant car la deuxième année demande toujours autant de travail, le mythe de « la 1ere année est la plus difficile » est faux pour moi. La P2 demande énormément de travail, peut-être plus qu’en première année car il y a plus de matières, le contenu des cours est plus dense mais d’un autre côté on étudie vraiment les sciences médicales donc c’est beaucoup plus intéressant. Beaucoup d’étudiants relâchent la pression et travaillent moins qu’en Paces alors qu’ils devraient quand même garder un rythme plus soutenu.

De nouvelles difficultés sont-elles apparues ?

L : L’apparition des stages nous éloigne du théorique : se souvenir de ses cours est une chose mais voir leur application réelle en est une autre. Il faut aussi apprendre à gérer l’aspect relationnel : ce qu’il faut dire en entrant dans une chambre de patient par exemple. On est confronté à plein de nouvelles choses auxquelles on ne s’attendait pas forcément.

D’autres ont pu disparaître ?

L : La pression : ça te prend tellement de ton énergie que quand elle a disparu ça change la vie. Le temps aussi, on a beaucoup plus de temps pour s’ouvrir à d’autres choses auxquelles on ne pouvait pas en Paces.

H : La solitude. Tout ce qui est rattaché à l’isolement social a disparu et grand bien m’en fasse ! (rires). Néanmoins la difficulté des cours est toujours présente, c’est juste qu’on y pense moins.

Les mobilisation étudiantes dans le milieu médical

Depuis décembre 2019, les internes en médecine sont mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail et l’état critique dans lequel se trouveraient beaucoup d’hôpitaux publics aujourd’hui. En grève illimitée depuis le 10 décembre, l’Intersyndicale nationale des Internes (Isni) a rejoint les autres personnels de santé dans la lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail qu’il jugent dégradantes et pas du tout adaptées à la prise en charge des patients et à l’apprentissage du métier de médecin.

Des étudiants en médecine mobilisés (Photographie : Libération)

Que pensez vous des récentes mobilisations des étudiants en médecine ?

L : Je soutiens carrément, c’est un mouvement qui concerne tout le monde : tous les soignants que ce soit les internes, les médecins, les aides-soignants, les infirmières. Je pense que l’hôpital ne fonctionne plus maintenant avec le nombre de patients qu’on a et les demandes de soin donc ce sont des revendications justifiées, il faut faire quelque-chose pour changer tout ça. Par rapport aux choses que j’ai pu entendre pendant les stages : le manque de lits dans les hôpitaux, le manque de personnel, on se demande même comment ça peut encore fonctionner comme ça.

« Un interne ne devrait pas gérer un hôpital tout seul pendant les nuits de garde »

H : Je soutiens les mobilisations, c’est vrai que ça ne me touche pas encore car ça concerne surtout les externes et les internes mais je comprend leur lutte, qui pour moi est justifiée. Ils sont sous-payés, surexploités et ils ne sont pas dans une optique de formation mais dans une optique de travail alors qu’ils restent étudiants : ils sont censés apprendre. Un interne ne doit pas gérer un hôpital tout seul pendant les nuits de garde. Certes il doit avoir des responsabilités, il doit faire des choses mais il ne doit pas non plus tout faire, c’est trop en demander.

La réforme de la Paces

Souhaitant, comme en 2010, réduire le « gâchis humain » que représenterais la première année de médecine, le gouvernement a annoncé une réforme de la Paces, effective dès l’année scolaire 2020-2021. Centrée sur la suppression du fameux « numerus clausus » (fixant le nombre de places disponibles en médecine dans toutes la France), cette réforme sonnerait le glas de la sélection. Qu’en est-il dans les faits ?

D’après l’Étudiant, la Paces sera remplacée par « Le Portail Santé », permettant d’accéder aux filières de sage-femme (maïeutique), odontologie (dentaire), pharmacie et médecine. Au niveau des examens, les QCM seraient en parti remplacés par des partiels plus « universitaires », avec écrits et oraux de rattrapage. Les enseignements dispensés ne changeront pas dans leur globalité, néanmoins il sera désormais impossible de redoubler l’année : un élève ayant échoué au concours devra se tourner vers son 2e vœu, par exemple une L2 biologie ou physique. La création systématique de passerelles entre les filières permettra ainsi aux étudiants de ne pas recommencer une L1. De plus les recalés du concours ayant tout de même « validé » l’année (avec plus de 10 de moyenne générale) pourront au terme de leur L2 retenter le concours sous la forme d’un oral.

La deuxième année de médecine sera également accessible pour les élèves issus d’autres licences (biologie, histoire, droit, etc) ayant choisi des options en lien avec la science médicale. Qu’il soient en L1, L2 ou L3, ces élèves pourront tenter le concours.

Cependant la suppression du numerus clausus ne marque pas la fin définitive de la sélection ardue aux études du médical : ce n’est plus l’Éducation nationale mais les universités qui décident elles-mêmes du nombre de places à attribuer dans chaque filière. La sélection va donc être plus ou moins rude en fonction de la capacité d’accueil des universités.

Que pensez-vous de ce nouveau système qui va être mis en place ?

L : C’est à double tranchant : d’un côté il y a plus de pression mais de l’autre tu ne rate pas une année de ta vie à redoubler. Je trouve que c’est bien de « casser » la sélection qui est quand même très rude en Paces mais il faut voir ce qui est réalisable. Je suis très septique quant à la disparition de la sélection, mais je reste pour ce changement : actuellement ça ne marche pas, plein de super médecins n’ont pas pu être dans le numerus du premier coup alors qu’ils avaient les capacités requises pour exercer la profession.

« Je suis très sceptique quant à la disparition de la sélection »

H : J’attends qu’il fasse ses preuves, je ne l’ai pas encore vu à l’œuvre, mais sur le papier ça m’a l’air correct car il n’y a pas de redoublement donc les étudiant ne « perdent » pas d’année. Mais cela veut dire qu’il faut être très efficace dès septembre, chose que tout le monde n’arrive pas à faire, ça rend le concours un peu plus dur d’un certain côté. Bien que l’oral soit une bonne idée.

Enfin, quels conseils donneriez-vous à un lycéen/lycéenne qui voudrait aller en médecine ?

L : Je dirais que la première chose à avoir c’est la motivation : si on est pas assez motivé pour faire face à tout ce qui nous attend ça ne sert à rien, mais il ne faut pas non plus avoir peur de tous les sacrifices à faire car ils viennent naturellement. […] Au début tu te dis « jamais je pourrais enchaîner une journée de travail comme ça » mais avec la motivation ça devient possible. La discipline est très importante également, tout comme l’organisation. Pour finir la stratégie n’est pas à négliger : en étant stratège on peut avoir sa Paces en un an.

H : Il est important d’être très motivé, c’est qui permet de tenir pendant toute cette année difficile. Dorénavant le redoublement n’est plus possible, dès lors il faut être sérieux et se mettre au travail au maximum de ses capacités dès le premier jour. Il est important de faire comprendre à ses proches que cette année demandera des sacrifices et que vous aurez besoin de soutien et de compréhension de leur part. Mais gardez à l’esprit que malgré toutes ces difficultés, la première année est une année très instructive autant sur les études que sur nous même, on en ressort grandi. De plus il est important de savoir qu’en cas de difficultés vous trouverez toujours quelqu’un pour vous venir en aide, notamment au sein des étudiants de deuxième ou troisième année.

Article et propos recueillis par KEVIN CORBEL

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