La Note Internationale – Avril 2020

On retiendra du mois d’avril 2020 la généralisation globale de la pandémie de coronavirus, et ses conséquences dramatiques tant au niveau humain que social et économique. Impossible de ne pas l’évoquer dans ce résumé, mais le parti pris ici est de rappeler que le monde continue de tourner, il se passe d’autres choses. Car si on ne parlait que du coronavirus, je ne vous apprendriez rien. Il sera donc notamment question ce mois-ci de l’avenir du parti Travailliste britannique, des spéculations autour de la santé de Kim-Jong-Un et de l’incendie qui a presque touché Tchernobyl.

Coronavirus : un prétexte aux dérives autoritaires ?

Afin d’endiguer la pandémie de coronavirus, tous les moyens sont bons dans certains pays. Ainsi, certains Etats ont instauré un suivi géographique des personnes testées positives, ce qui indigne la plupart des démocraties libérales. On entend ici libéral au sens des libertés individuelles. Pourtant, ce sont bien certaines de ces démocraties qui l’ont mis en place, à commencer par la Corée du Sud et Taïwan. L’objectif est de pouvoir prévenir les personnes ayant côtoyé dans l’espace public des personnes malades. Certains spécialistes dont Olivier Tesquet, journaliste ayant travaillé sur les nouvelles formes de surveillance, pensent que ce type de dispositif de traçage de la population pourrait survivre à l’épidémie.

La France compte suivre la marche du traçage grâce à l’application StopCovid, qui fonctionnerait sur la base du volontariat. Le gouvernement qui en est à l’origine – à travers Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique – se défend d’une anonymisation la plus stricte de ces données. Mais Olivier Tesquet rétorque que les opérateurs sont parfaitement en mesure de localiser précisément un téléphone mobile dans l’espace, donc par extension, connaître la position de tout un chacun. Selon lui, la population accepte de plus en plus d’être suivie à la trace et d’être surveillée pour sa soi-disant sécurité.

Dans une toute autre mesure, ce sont des pays entiers qui se retrouvent soumis à un pouvoir autoritaire, favorisé par la pandémie. En Hongrie, le premier ministre d’extrême-droite Viktor Orban s’est vu octroyer les pleins pouvoirs par le Parlement. Officiellement, il s’agit de pouvoir réagir avec la plus grande célérité pour contrer le coronavirus. Dans les faits, le Premier ministre peut légiférer par décrets et suspendre des lois en vigueur. Ce qu’il a fait. Il a supplanté le pouvoir des maires en réduisant leur autonomie politique, c’est-à-dire en leur empêchant de prendre des décisions sans l’accord du conseil municipal. Il a par ailleurs, sans lien avec la crise actuelle, fait changer une mention sur les actes de naissance. En faisant figurer « le sexe à la naissance » au lieu de « sexe », le pouvoir hongrois empêche en quelque sorte de faire reconnaître son identité de genre à quiconque en ressentant le besoin.

Affiche de l’ONG Human Rights Watch

Keir Starmer, ou la gauche pragmatique à la tête du Labour

Comment relever le Labour après la claque subie aux dernières élections, sous l’égide de Jeremy Corbyn ? Le parti semble avoir fait son choix, élire un dirigeant davantage pragmatique. Entre accusations d’antisémitisme et ses faibles réussites dans les négociations du Brexit, Corbyn s’était attiré les foudres de bon nombre de britanniques. Le parti fondé par Keir Hardie a en outre choisi un nouveau dirigeant plus modéré mais surtout, plus humain. Il s’agit de Keir Starmer, avocat spécialisé dans la défense des droits humains. Provenant d’une famille éloignée de l’élite intellectuelle, il est notamment reconnu pour avoir défendu des activistes environnementaux poursuivi pour diffamation par McDonald’s.

Jugé calme et mesuré, son ambition est de relever le parti travailliste en proposant une ligne moins à gauche de Corbyn mais davantage que Tony Blair. Opposé au Brexit, il se veut rassembleur, dans un moment plus que critique pour le plus grand parti de gauche d’Europe. Rappelons que le dernier Premier ministre du Labour au Royaume-Uni, Gordon Brown, a quitté ses fonctions en 2010. L’enjeu est donc important, il s’agit de relever le parti de sa pire défaite électorale depuis 1935.

Keir Starmer à Londres, le 5 janvier. Photo Simon Dawson. Reuters

Afghanistan : les négociations entre le gouvernement et les talibans tournent au vinaigre.

Le pays commence à se relever du chaos engendré par les années où les talibans ont contrôlé le territoire. Mais voilà qu’il s’embourbe à nouveau. D’un côté, deux candidats à la présidentielle ont revendiqué leur victoire, Abdullah Abdullah et Ashraf Ghani qui ont tous deux instauré un gouvernement. De l’autre côté, les négociations entre le pouvoir et les talibans ont été stoppées net à la suite d’un désaccord concernant la libération de cinq-mille prisonniers insurgés. Il s’agissait de la condition sine qua non à laquelle les talibans acceptaient de négocier la paix avec Kaboul.

Rappelons que le pouvoir actuel a été instauré sous l’égide américaine à la suite du renversement des talibans par ces derniers. C’est en cela que les « étudiants en religion » qualifient le pouvoir en place de « marionnette des Américains. » Washington n’est pas resté très loin du pouvoir afghan depuis son intervention en 2001. En cela, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo s’est rendu à Kaboul début avril pour rencontrer les deux prétendants à la présidence. Il les a sommé de trouver un accord, sous peine de voir couper l’aide américaine qui maintient le pays debout. La menace a été mise à exécution puisqu’aucun accord n’a émergé. Un milliard de dollars d’aide sur les quatre a été annulé. Nous le voyons, la paix et le consensus en Afghanistan sont encore loin.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo et le président afghan Ashraf Ghani, le 23 mars à Kaboul. Photo AP

Primaires démocrates : ce sera finalement Joe Biden

Fin du suspense autour de la primaire démocrate américaine. Joe Biden, candidat modéré et ancien vice-président sous Barack Obama est vainqueur par KO. Son grand rival, le socialiste Bernie Sanders a finalement abandonné la course à l’investiture.

En effet, lors de son abandon, Sanders avait trois-cents délégués de retard sur Biden, rendant arithmétiquement sa victoire quasi-impossible. Ce sera donc Biden qui affrontera Trump en novembre prochain, l’investiture officielle n’étant plus qu’une formalité.

L’originalité de cette fin de primaire est que le perdant a annoncé vouloir travailler main dans la main avec Biden dans l’unique but de battre le président sortant. Quant à Biden, il semble s’inspirer en quelque sorte des propositions sociales de son ex-rival en ayant adopté des mesures telle l’allègement de la dette étudiante et l’université publique gratuite. L’avenir nous dira si cette stratégie permettra d’attirer assez de militants de Sanders pour mettre en déroute Donald Trump. Ce qui est certain est que le contexte de pandémie de coronavirus a fait rejaillir les failles béantes du système social américain, ce qui sera favorable à la gauche.

Incendies dans la zone d’exclusion de Tchernobyl : une catastrophe ne suffisait pas

Le 4 avril s’est déclaré un feu de forêt à l’intérieur de la zone d’exclusion de Tchernobyl. Cette zone entoure l’ancienne centrale nucléaire dans un rayon de 30 kilomètres, dans le sens où la nature y a été lourdement irradiée. Une apparente inaction de la part du chef de l’Etat Volodymyr Zelensky a suscité les critiques de la population ukrainienne, impactée en première ligne par la radioactivité.

Finalement, ce sont 100 hectares qui sont partis en fumée avant que le feu ne soit maîtrisé à 1,5 kilomètre de l’ancien réacteur. Cela pose la question de la capacité du pays à gérer Tchernobyl, puisque, changement climatique oblige, ce feu de forêt ne sera pas le dernier à surgir dans la zone.

Les autorités, après avoir fait des relevés, ont annoncé que les taux de radiations autour de la capitale Kiev n’étaient pas supérieurs à la normale. Cependant, l’ONG Greenpeace est catégorique, il s’agit du pire incendie jamais enregistré dans la zone. Les autorités ukrainiennes pensent avoir compris l’origine du feu : un enfant qui s’était amusé à mettre le feu à de l’herbe.


L’incendie dans la zone d’exclusion de Tchernobyl. Photo Volodymyr SHUVAYEV. AFP

Kim Jong Un : de sérieux doutes sur l’état de santé du leader Nord-coréen

Qu’arrive-t-il au suprême leader Nord-coréen ? Une quasi-certitude est qu’il lui est arrivé quelque chose. Sa dernière apparition publique date du 11 avril, et il n’a pas assisté à l’hommage de l’anniversaire de son grand-père et fondateur du pays, Kim-Il-Sung.

Certains l’ont annoncé mort, comme le magazine TMZ, connu pour ses informations douteuses. D’autres sources annoncent que des médecins chinois ont été dépêchés pour effectuer une opération cardio-vasculaire sur le dictateur. D’autres encore, images satellites à l’appui, pensent connaître sa ville de résidence actuelle. Son train serait stationné à Wonsan dans l’est du pays. La source la plus fiable, tant elle surveille les faits et gestes de la dictature est la Corée du Sud. Elle estime que pour l’instant, Kim-Jong-Un est en bonne santé.

Si une telle information a pu fuiter du pays le plus fermé au monde, c’est qu’il s’est bel et bien passé quelque chose. Un problème de cœur ne serait pas une surprise, le leader étant un grand fumeur et en surpoids, deux facteurs aggravants. Nous aurons probablement la réponse d’ici à quelques jours voire semaines, si le média d’Etat relate quelconque problème, ou si le dirigeant refait surface. En attendant, ne prenons pas de conclusions hâtives.

Iran : malgré la pandémie, poursuivre les essais de missiles

Vous n’en avez probablement pas entendu parler puisque la pandémie de coronavirus éclipse la majeure partie de l’actualité, l’Iran et les Etats-Unis connaissent de nouveau une escalade des tensions. Cette fois-ci, il s’agit d’un satellite militaire baptisé Nour – lumière en farsi – lancé depuis le centre de l’Iran.

Pourquoi cela pose-t-il problème ? La raison est d’ordre technique. La fusée lancée, officiellement pour les télécommunications de l’armée, est un modèle conçu « pour pouvoir emporter des charges nucléaires, » ce à quoi l’Iran s’était résigné en ratifiant la résolution 2231 du conseil de sécurité de l’ONU. Israël, pays ennemi de la République islamique a dénoncé une « façade pour le développement par l’Iran de technologies balistiques avancées », ce qui n’est pas non plus démontré. Quant aux Etats-Unis, ils y voient une preuve qu’ils avaient « raison » de dénoncer les programmes de tirs iraniens depuis de nombreuses années, d’après les dires de Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine.

S’il y a une certitude, c’est que l’Iran mobilise des fonds très importants pour lancer des missiles dans un contexte de pandémie mondiale. Officiellement, il n’y a « que » 5400 morts dans le pays, mais de nombreuses sources comme le New York Times et le Washington Post estiment que ce chiffre est volontairement sous-estimé. Il semble donc inopportun actuellement d’utiliser autant d’argent pour un programme militaire alors que le bilan de la pandémie en Iran est probablement alarmant. Rappelons également dans ce sens que l’Iran s’est vu contraint d’entamer un déconfinement mi-avril, dans l’unique but d’éviter l’effondrement économique du pays, déjà très affaibli par les sanctions américaines.


La télévision d’Etat a diffusé des images de ce qu’elle a présenté comme étant le satellite monté sur une fusée au moment du lancement, mercredi 22 avril. WANA NEWS AGENCY / via REUTERS

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. L.A Cruveiller dit :

    Bonjour, je fais un commentaire ici afin d’apporter quelques nuances sur un des sujets de votre article qu’est « Keir Starmer, ou la gauche pragmatique à la tête du Labour ».

    Je trouve le ton de celui-ci assez « tranchant » dans la manière dont il aborde la question du mandat de J. Corbyn à la tête du Labour et sa succession par K. Starmer. Etant un passionné du sujet, j’aimerais y apporter dans la limite de mes connaissances et recherches, quelques nuances. Notamment pour ce qui est de J. Corbyn duquel j’ai beaucoup suivi le mandat. Tant sur la forme que sur le fond.

    D’abord sur la forme. L’article désigne dés son titre, et dans son contenu K. Starmer comme un « pragmatique ». Hors ce mot dans un contexte politique n’a pas vraiment de sens. Le pragmatisme renvoie à quelque chose de pratique, à l’idée d’efficacité, voire de rationalité. Hors ce qui fait le cœur de la politique est le fait de choisir entre différentes idéologies. Celles-ci, portant sur dans quelle société voulons nous vivre, et par quel moyen. Chaque idéologie étant tout aussi légitime qu’une autre. Ainsi parler de pragmatisme, c’est dire qu’une chose serait plus efficace qu’une autre. Ici dire que K. Starmer serait un meilleur leader et porterait un meilleur projet politique que J. Corbyn. Et que son arrivée au pouvoir dans le Labour serait une « bonne chose », voire une meilleure chose que l’idéologie de Corbyn. Comme sembler lui montrer votre article dés son introduction « Comment relever le Labour après la claque subie aux dernières élections, sous l’égide de Jeremy Corbyn ? Le parti semble avoir fait son choix, élire un dirigeant davantage pragmatique. ». Mettant ici par sa construction rhétorique en contradiction l’échec de Corbyn, et l’arrivée de K. Starmer comme un dirigeant qui porterait une solution plus efficace que le précédent. Hors en politique comme nous l’avons dis, cela n’a pas vraiment de sens dans le mesure où l’on ne peut pas dire qu’un projet politique serait plus efficace ou « meilleur » qu’un autre. L’utilisation de mot comme celui-ci relève plus alors de l’appréciation personnel. Hors l’on se rapproche plus alors d’un travail d’opinion, voire d’éditorialiste. Ce qui ne me semble pas être le but des « La note internationale » que j’ai pu déjà lire.
    Ensuite, le fait de parler de K. Starmer comme quelqu’un de plus modéré est « normal », dans la mesure où sa position est comme vous le dite plus centriste que celle de J. Corbyn, et plus à gauche que celle de T. Blair. Mais dire qu’il est « surtout, plus humain ». N’a là aussi pas vraiment de sens. Qu’est-ce qui peut nous faire dire qu’il est plus humain que J. Corbyn (le sujet portant dans sa construction, une comparaison permanente avec ce dernier) ? Mais aussi par rapport à quelles caractéristiques définissons nous la notion ou la qualité « d’humanité » ? Il peut en ressortir pour le lecteur consciemment ou inconsciemment que J. Corbyn serait moins humain K. Starmer. Ce qui peut renvoyer à ce qui fut (voire est dans certains Etats) la position des libéraux, notamment aux Etats-Unis. Une représentation du dirigeant politique dont les idées sont très marquées à gauche tel celles de J. Corbyn. Comme quelqu’un de « bestiale », « sauvage » ou « animal ». On peut repenser à la photo de Biden criant dans son micro qu’avait mise comme un journal français en une d’un article, alors que Biden était droit et tout souriant. Ayant à l’époque créé de vifs débats sur Twitter. Afin de nuancer mon propos, il peut en être de même pour les sociaux-démocrates comme F. Hollande qui sont représentés comme « mou ».
    Pour en revenir vous commencez la seconde partie du sujet par « Jugé calme et mesuré […] ». Oui, « juger » en aucun cas, il ne s’agit là de quelque chose de partager de manière collective et unanime par l’ensemble de la société britannique. Il ne s’agit ici que d’un jugement personnel. Qui peut être minoritaire ou majoritaire, mais personnel. Renvoyant par là encore par effet de contradiction à une comparaison avec J. Corbyn qui ne le serait pas.
    Et l’on touche à selon moi, un problème de l’article qui entraîne tout du long à comparer les deux dirigeants. Mettant dans le début et à la fin de l’article la disgrâce sur l’un, car: « la claque subie aux dernières élections » et « il s’agit de relever le parti de sa pire défaite électorale depuis 1935 ». En n’évoquant pour l’autre que des qualités personnels, qui ne sont donc pas forcément partagées. Où n’ont pas forcément dans ce contexte véritablement de sens. Et je ne parle pas ici de quand vous parler de sa profession et de ses combats politiques, dont la citation est parfaitement justifiée.

    Pour continuer, j’aimerais aborder quelques questions sur le fond de l’article. Notamment sur l’antisémitisme et la position sur le Brexit de J. Corbyn : « Entre accusations d’antisémitisme et ses faibles réussites dans les négociations du Brexit, Corbyn s’était attiré les foudres de bon nombre de Britanniques. ».
    Alors de ce que j’ai pu en lire et en ai compris. Les critiques qui sont adressés sur la question de J. Corbyn et de l’antisémitisme ne sont personnel. Notamment, du fait qu’il aurait toléré et aurait eu potentiellement des liens avec des partisans ou membres du Labour antisémites. Ce qui a pu par des notamment par des raccourcis notamment dans beaucoup de titres journaux. Il y a eu suite à ces scandales plusieurs excuses publiques de sa part et exclusions du parti (mais ces réactions ne sont pas le sujet.). Mais également J. Corbyn à assumer durant sa carrière des positions très pro palestinienne, dans un pays où il y a une relation historique forte avec l’État d’Israël. Mais aussi dans un pays et comme partout dans le monde l’antisémitisme et le sentiment d’insécurité est de plus en plus fort chez les personnes de cette religion. Expliquant pourquoi ce sujet est aussi polémique. L’on peut voir alors J. Corbyn plus comme un sceptique par rapport à l’État d’Israël et notamment à sa politique à l’égard des Palestiniens. Voire comme un anti-sioniste (qui n’est pas la même chose qu’être antisémite). Ce qui là aussi par des raccourcis notamment médiatiques peut amener à dire qu’il est antisémite. Donc, dans la connaissance actuelle des événements, il est difficile de le caser avec certitude dans la case « antisémite ».
    Puis pour ce qui est de la question du Brexit. Dés le départ, par le fait que le Brexit fut tranché par referendum cela à amener à des positions très tranchés de chaque côté c’est « oui » ou « non », donc on est « pour » ou « contre ». La question des moyens de sortir, c’est certes posé, mais celle des moyens de rester et de possiblement changer l’UE très peu, voire pas du tout. Ainsi, J. Corbyn est plus dans cette dernière optique, il veut demeurer dans l’UE, mais l’a réformer pour qu’elle soit plus sociale et démocratique. C’est la complexité de cette position (une sorte d’euroscepticisme, mais pas trop). Qui dans un débat britannique encore une fois très tranchée explique en partie cela. Par exemple lors de sa campagne de 2019 pour les législatives. Ses thèmes de campagne sont l’écologie, le social et surtout le NHS. Alors que B. Johnson mène le tambour sur la question du Brexit qui occupe quasiment toute la vie politique et médiatique depuis le referendum. Transformant donc ses législatives en référendum, pouvant expliquer une moins grande mobilisation de la gauche, et un vote plus massif des « brexiters » du Labour pour B. Johnson (même si la chose est sûrement beaucoup plus complexe que cela). J. Corbyn par ses positions sur un nouveau référendum, et autres. Cela n’a fait que augmenter le flou et l’ambiguïté sur ce qu’il voulait. On peut aussi parler de l’aile droite du parti qui a tout fait pour que Corbyn perde ses élections.

    Bon, j’en finis là, merci d’avoir pris le temps de lire ce pavé. Je présume bien que vous n’avez pas peut être écrit tous les sujets que je traite de manière consciente et délibérée (ou si c’est le cas excusez moi). Mon but ici est ici d’apporter quelques nuances sur ce sujet. Car pour le reste de vos articles, je suis moins expert, mais je les trouve tout simplement excellent et très bien fait.

    Je vous mets pour finir quelques sources hormis celles de Wikipédia et les sources à l’origine elles-même des pages wiki sur ces deux personnalités :
    – pour ce qui est du traitement de la rationalité dans notre quotidien et sur la politique : https://www.youtube.com/watch?v=PFjX5tgu0iQ

    – un article sur l’influence de l’aile droite du Labour dans la defaite du parti aux législatives de 2019 : https://www.independent.co.uk/news/uk/politics/labour-leak-report-corbyn-election-whatsapp-antisemitism-tories-yougov-poll-a9462456.html

    – Et un très bon article sur « l’antisémitisme de Jeremy Corbyn du Monde Diplomatique: https://www.monde-diplomatique.fr/2019/06/BASTANI/60002

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    1. Martin NOËL dit :

      Bonjour,
      Merci d’avoir pris le temps d’apporter de nombreuses précisions concernant l’article sur le Labour. Pour répondre très succinctement, s’il apparaît que l’analyse du mandat de Jeremy Corbyn soit orientée, il ne s’agit ici qu’une reprise d’autres articles (Le Monde, Libération) qui s’accordaient à dire que l’ancien leader du Labour n’avait pas su rassembler son électorat de par des positions peu consensuelles. A contrario, Keir Starmer incarne une position davantage centriste. Il apparaît pragmatique au sens électoral puisque des positions moins tranchées pourraient lui permettre de ratisser large aux prochaines élections. Il ne s’agissait donc en aucun cas d’un jugement de valeur concernant le programme de Corbyn ou de Starmer, mais d’un décryptage de l’évolution de la stratégie politique du Labour.
      Pour le reste, et vous devez déjà le savoir, les articles du site Cube sont réalisés par des étudiants en journalisme afin de s’entraîner. En outre, et je parle pour les Notes internationales, les papiers sont loin d’être parfaits. Je vous remercie donc d’avoir pris le temps d’apporter des précisions et d’évoquer ce que nous prenons pas le temps de faire dans un article qui se veut concis.
      Bien à vous,
      Martin NOËL

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