Disney + : les points forts et les faiblesses de la nouvelle plateforme de streaming

Son succès était attendu, les chiffres l’ont confirmé. Depuis sa sortie en France, Disney + cartonne. Grâce à son très bon démarrage en Europe, la plateforme de streaming a dépassé la barre des 50 millions d’abonnés en à peine cinq mois d’existence : un objectif qui devait être atteint… en quatre ans. Mais pour autant, quelques faiblesses semblent faire défaut à la plateforme. Alors, Disney + est-il vraiment un sérieux concurrent pour Netflix ? Si c’est le cas aux États-Unis, ce n’est pas assuré en France… Explications.

Malgré un lancement retardé de deux semaines en accord avec le gouvernement français pour éviter la saturation des réseaux en pleine période de confinement, depuis le 7 avril Disney + cartonne en France. En regardant l’engouement qu’il y avait autour de la plateforme ce jour-là à minuit on pouvait comprendre l’enthousiasme que Disney + provoque : plusieurs internautes se sont plaints sur Twitter à 00h50 parce qu’ils n’arrivaient toujours pas à s’abonner à cause de l’affluence sur le site. L’application Disney + a d’ailleurs été téléchargée plus de 1,8 millions de fois en une journée.

Disney + est disponible depuis le 7 avril en France – Photo : Disney +

Un abonnement à petit prix

Un des atouts clefs de Disney + est sans aucun doute son prix. 6,99€ par mois ou 69,99€ par an, ce petit prix s’explique par le fait que la Walt Disney Company détient les droits de ses films mais aussi ceux de la Fox, Star Wars ou encore Marvel qu’elle a rachetés. Ces droits, en plus d’être un atout pour le prix de l’abonnement, le sont aussi puisqu’ils permettent d’offrir un large choix pour le catalogue. D’ailleurs, la communication se centre autour de la promesse faite par Disney + : une plateforme pour tous avec 5 univers différents à savoir Disney, Pixar, Marvel, Star Wars et National Geographic. L’offre incluse avec Canal + a également permis à Disney + de s’imposer dès sa première journée de lancement en France puisqu’à eux deux ils se sont octroyés près de 28% de la part de consommation globale des plateformes de streaming.

Peu de programmes originaux lors du lancement

Alors que la Walt Disney Company a eu plus de trois ans pour préparer l’arrivée de sa nouvelle plateforme de streaming, il y avait peu de programmes originaux à découvrir lors de son lancement. Si la série The Mandalorian inspirée de l’univers Star Wars, ou le remake en prises de vue réelle de La Belle et le Clochard ont été remarqués, le manque de contenus exclusifs s’est fait ressentir. Pour ce qui est des nouveautés qui alimentent le catalogue, elles sont disponibles tous les vendredis, et cela concerne notamment les nouveaux épisodes des séries disponibles sur la plateforme. Alors que son concurrent Netflix est le roi du binge watching (le fait de mettre en ligne une série entière afin d’inciter à la regarder le plus rapidement possible), Disney + a opté pour l’option un nouvel épisode par semaine ce qui lui permet de renouveler son catalogue régulièrement. Une impression de nouveau contenu qui peut paraître léger lorsque d’autres plateformes nous ont habitué aux nouvelles saisons disponibles entièrement. Cependant, pour garder ses abonnés Disney + a misé sur ses nombreuses licences encore exploitables pour créer des séries originales. Ainsi, une série sur Obi Wan Kenobi (Star Wars), ou d’autres encore sur Toy Story ou les Avengers seraient en préparation.

L’interface de Disney + est simple d’utilisation.

Un catalogue moins conséquent qu’aux Etats-Unis

L’une des plus grosses faiblesses de la plateforme en France reste tout de même son catalogue. Avec plus de 500 longs métrages disponibles en France, le catalogue français reste moins fourni qu’aux Etats-Unis : les films récents manquent à l’appel. En cause ? La chronologie des médias, une règle qui interdit les plateformes de streaming de diffuser des films qui sont sortis il y a moins de trois ans au cinéma s’ils ne participent pas au financement de la création française. Ainsi, des films comme Toy Story 4, Avengers Endgame ou encore le Roi Lion sortis tous trois en 2019 sont disponibles aux Etats-Unis mais pas en France. Une des stratégies marketing consistant à proposer en exclusivité les films récents du groupe est donc inexistante sur l’application en France, à moins de profiter de l’offre avec Canal + qui peut alors proposer des films 9 mois après leur sortie au cinéma. Si Disney + semble pour l’instant profiter de l’enthousiasme général quant à son arrivée en Europe, faisant alors de l’ombre à Netflix ces derniers temps, les chiffres qui seront communiqués par le groupe dans les prochaines semaines diront si le succès sera toujours au rendez-vous.

ELENA GILLET

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