Playmobil, en avant les histoires à Lambersart

Sept centimètres de plastique. Les Playmobil débordent des caisses dans l’atelier. Certaines figurines sont fièrement exposées dans des mises en scène, d’autres attendent d’être customisées. Depuis neuf ans, Pierre-Olivier et Marie-Sophie Bailleul vivent entourés de milliers de figurines. Immersion dans l’atelier de deux passionnés. 

(Re)vivre des passions à travers le Playmobil

Dans le salon, aucune trace de Playmobil. Il faut grimper au dernier étage de la maison familiale pour découvrir la caverne d’Ali Baba. Des cartons de boîtes Playmobil tapissent les murs.  Suspendues, exposées dans des vitrines ou sur le plan de travail, les figurines sont  partout. Bienvenue dans l’univers du couple Bailleul. 

Marie-Sophie et Pierre-Olivier dans leur atelier ©Faustine Magnetto

Pierre-Olivier ne joue pas aux Playmobil et tient à le souligner. Avec sa compagne Marie-Sophie, ils reproduisent univers et personnages qui les font vibrer. « À travers la mise en scène de mes Playmo, je vis toutes mes passions. La montagne, les sports de glisse … À un moment, je n’avais plus les moyens, alors je skiais à travers mes figurines » explique-t-il un Playmobil skieur à la main. 

S’il n’a pas choisi le Lego, c’est par souci de vraisemblance. Pour se projeter dans ses passions, les traits humains sont indispensables. « Parfois je m’imagine vraiment à la place de mon Playmo, j’ai presque l’impression de glisser sur la piste de ski » rigole Pierre-Olivier. Cette passion occupe tout le temps libre du couple qui dépense environ 150 euros par mois pour alimenter un atelier déjà bien rempli.

Le Playmobil, une matière de création sans fin 

Outils en mains, Marie-Sophie dévoile les méthodes de customisation acquises au fil des années. Couper, coller, chauffer… Les techniques sont multiples. Des Playmobil à l’ossature décortiquée attendent sur le plan de travail. Difficile pour ces passionnés de laisser une figurine intacte. 

Entraînée par son compagnon, Marie-Sophie se plaît à réinventer ce « bout de plastique » comme elle l’appelle. «  Avec un Playmo on peut tout faire ! C’est cet aspect de création que j’adore » explique cette passionnée capable de rester des heures dans l’atelier. En constante ébullition, les idées s’entrechoquent. Tout est matière à création. Pas d’ajout mais uniquement des pièces recyclées, c’est la règle. S’ils ont lancé leur société « POB & MARSO Créations  », le couple ne vit pas encore de cette activité atypique. 

Une figurine vectrice de rencontres 

Les anecdotes s’enchaînent par dizaines. « On crée souvent l’avatar de nos idoles. Notre plaisir c’est d’aller le remettre en mains propres pour les rencontrer ! ». Émerveillé, les Bailleul semblent revivre intensément chaque rencontre. Le réalisateur Thierry Donard, le freerider Wadeck Gorak, la championne de surf Justine Dupont, la liste n’en finit plus. Sur les réseaux sociaux, les partages et les likes se multiplient. Le couple se prend alors à rêver. « J’ai commencé à y croire, je me suis dit que j’allais pouvoir vivre de ma passion ! Bon depuis je suis redescendu de mon petit nuage » en plaisante Pierre-Olivier. 

FAUSTINE MAGNETTO 

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