Dans les coulisses de Noël – Partie 1 : La recette de Noël

Enfin décembre, Noël et les fêtes à préparer ! Un bon repas de famille et des cadeaux sous le sapin. Cette fête serait impensable sans le travail de nos petits commerçants de proximité : boucherie, pâtisserie pour le repas ; librairie, magasin de jouets pour les cadeaux. Je suis allée à la rencontre de ces commerçants, qui m’ont raconté leurs efforts derrière la magie de Noël.

C’est loin d’être une surprise : Noël est la période de l’année la plus importante.  « A Noël, je fais environ ¼ de mon chiffre d’affaire annuel, les clients peuvent dépenser des sommes vertigineuses », déclare Fantine Gros, propriétaire de la librairie La Lison à Lille.

Crédit photo : Annaëlle GOUPIL

Chacun prépare et anticipe à l’avance le rush : commandes de livres et de jouets dès le mois d’octobre, recherche de personnel saisonnier, mise en place de vitrines, de marchandises attractives, hausse des commandes de matières premières pour les métiers de bouche, souvent à des prix exorbitants qui obligent les commerçants à réduire leur marge… Les heures de travail ne sont plus comptées, parfois de 3 heures du matin jusqu’à 22 heures, car les préparations sont plus importantes. « A Noël, on a plus de grosses pièces longues à préparer comme la dinde et le chapon, plats maîtres en boucherie », explique Bernard Behuret, patron de La Boucherie du Centre à Pacy-Sur-Eure (Normandie).

« Noël est la seule fête où l’on ne doit absolument pas décevoir le client, d’où un stress élevé », témoigne Bernard Behuret, patron d’une boucherie.

Cette année, les pénuries s’invitent aussi à Noël. Si la pâtisserie Brier à Lille peut s’adapter facilement en modifiant la recette du jour en cas de manque d’ingrédient ; et que le magasin de jouets Oxybul à Lille ne déplore que quelques retards sur les commandes, c’est une autre affaire pour la boucherie et la librairie. Entre la grippe aviaire qui a décimé les canards et arrêté la production de foie gras, ou bien les usines d’impressions à l’arrêt dû au Covid et les problèmes de transport internationaux, les commerçants doivent savoir réorienter la clientèle vers des produits alternatifs. « Noël est la seule fête où l’on ne doit absolument pas décevoir le client, d’où un stress élevé » témoigne Bernard Behuret.

Crédit photo : Annaëlle GOUPIL

Malgré la fatigue, l’appréhension et les pénuries, tous témoignent de la passion pour leur métier, et attendent Noël avec impatience « C’est notre moment, c’est une période chaleureuse et de partage. Savoir que beaucoup d’enfants auront des étoiles dans les yeux à Noël me rend heureuse », déclare Laurence Vnagraefschepe, gérante d’Oxybul à Lille.

Noël leur apporte de la reconnaissance. Les vacanciers découvrent les produits régionaux chez la pâtisserie Brier. Noël est la fête numéro 1 pour les commerçants. Néanmoins, ces passionnés sont soucieux de l’avenir de cette tradition si importante pour eux. Les nouvelles générations vont-elles maintenir cette fête au format familial, autour d’un festin ? Les futurs commerçants seront-ils prêts à autant de sacrifices personnels pour le plaisir des autres ? En attendant, les guirlandes s’illuminent et la magie sera encore au rendez-vous pour traverser ce prochain Noël « Covidial » !  

ANNAELLE GOUPIL

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